
Vous vous souvenez certainement des débuts de la presse quotidienne gratuite. En février 2002, Métro lance son premier numéro. Indignation dans les rédactions de la presse payante. Cinq ans plus tard, la presse gratuite est toujours là et se porte plutôt bien...
La gratuité en marketing est une rupture. Elle oblige le consommateur et la marque à s'interroger sur la viabilité du produit proposé.
En effet, le prix est un élément du mix qui participe à la création de la valeur ajoutée perçue par le consommateur. Dès lors, la gratuité sème le doute sur la validité des marques. Déjà l'essor des marques de distributeurs amenaient à penser que les prix exorbitants proposés par les grandes marques n'étaient pas forcément gage de qualité mais plutôt lié à l'investissement publicitaire.
Mais avant de fustiger la presse gratuite, il faut rappeler que son succès est avant tout lié à une stratégie marketing bien pensée.
Tout d'abord intéressons nous au produit :l es maquettes des journaux gratuits sont en grande majorité claires, aérées et colorées. Les articles sont courts et simples à lire.
Concernant la distribution: pas besoin d'aller à un endroit précis pour se procurer le journal, car le journal "vient à nous" en quelque sorte. La distribution est faite main à la main près des endroits de passage (métro, gare...).
De plus, les avantages sont nombreux pour l'annonceur : fort tirage/meilleure courverture, possibilité de cibler un public en région, possibilité de toucher un public qui ne lit pas la presse payante..
L'avantage pour le consommateur est que cette offre gratuite oblige les marques payantes à s'améliorer et à se rénover.
Mais la presse gratuite ne doit pas inquiéter outre mesure la presse payante de qualité. En effet, même si elle permet de s'informer des derniers faits en date, elle n'offre pas la qualité d'analyse qu'on retrouve dans les grands quotidiens.

